«La paix n'est pas l'absence de guerre, c'est une vertu, un état d'esprit, Une volonté de bienveillance, de confiance, de justice» (Spinoza)
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              Enfants et adultes à fort potentiel

Etre enfant, adulte à fort potentiel : Etre différent, une sensation tenace

 

Etre différent, voilà bien la sensation la plus tenace quelle que soit l’âge, même si les années permettent d’atténuer, cette sorte d’équilibre éphémère dans les relations avec les autres.

 

 

Comment faire avec mon enfant petit zèbre !

Sur 100 enfants d'âge scolaires, on considère généralement que 2 sur 5 d'entre eux sont "hors norme", c'est à dire qu'ils ont des compétences intellectuelles particulièrement développées si on considère le développement normal moyen des enfants du même âge.

Les troubles d'apprentissage des enfants dits surdoués

Ces enfants présentent souvent des troubles du comportement, tels que l'instabilité, l'inhibition, l'isolement, des troubles du caractère, ou de la personnalité, avec une certaine asociabilité, une immaturité affective et un aspect anxieux. Des troubles instrumentaux peuvent apparaître tels que la dysgraphie, un trouble de la coordination motrice, une hyperactivité, etc.

Livres et liens internet

Références de livres en lien averc la surdouance pour enfants et adultes.

Difficultés d'adaptation au système

Etre enfant, adulte à fort potentiel :

 

Etre différent, voilà bien la sensation la plus tenace quelle que soit l’âge, même si les années permettent d’atténuer, cette sorte d’équilibre éphémère dans les relations avec les autres.

 

Cette différence va parfois pousser à réduire ses capacités pour etre comme les copains (prémices des difficultés scolaires) et ainsi éviter d’être mis à l’écart, d’autres fois, c’est au contraire l’exagération de cette différence (provocation, phobie, violence, mutisme) qui va révéler le mal être qui est là.

 

Les émotions, cette hypersensibilité, voilà bien un état permanent de blessures qui assaillent pour tout, pour rien. Depuis la critique superficielle (pour les autres) qui va induire l’impression persistante de ne pas être adéquat, en passant par l’annonce d’une catastrophe à l’autre bout de la planète, qui va créer une discussion sans fin avec le sentiment étrange que les pleurs vont finir par nous étouffer, jusqu’à cette personne qui vient de gagner à un jeux télévisé qui va provoquer un envahissement de larmes de joies.

 

Alors qu’un compliment peut souvent refermer le visage et semer le doute sur l’authenticité de la sincérité de s’autoriser à le recevoir.

 

Tout est toujours en but avec la justesse des choses (jusque-boutisme), à la compréhension pour tout, sur tout, et progressivement mettre une armure de protection pour moins souffrir dans ce monde, face aux réalités imposées de la vie.

 

La Marginalisation affective altère le positionnement vis-à-vis des autres, ceux que l’on aime, l’entourage, la famille, et aussi les adultes. L’inquiétude pour ceux qu’on aime, la puissance ressentie intérieurement qui ne peut pas s’exprimer , les argumentaires sur des sujets auxquels les autres ne prêtent pas attention, la multi personnalité vestimentaire, intellectuelle, induisent une grande fragilité, dans la confiance en soi, et sa place dans le monde.

 

Les millions de questions qui gravitent en permanence, le volonté farouche de tout gérer, contrôler, maîtriser (soi, les autres, les évènements, les relations…) tout en se sacrifiant, se dévalorisant, voire s’automutilant ( moyen de faire sortir la souffrance)pour plaire aux autres, voilà le quotidien.

 

Cette difficulté à être satisfait, cet ennui chronique dès qu’il n’y a pas de stimulation, cette capacité à être acteur et spectateur de sa vie et de celle des autres, cette impatience à se remplir, cet impérieux besoin de progresser, cette urgence à vivre pleinement, fatigue l’entourage et l’ amène à la suspicion sur l’authenticité et de l’incompréhension.

 

D’autant que la parole donnée, le justesse des mots utilisés par l’autorité va avoir une importance démesurée, autorité, règles, hiérarchie, sont des mots, des notions totalement inintelligibles si elles ne sont pas crédibles, respectables, compréhensibles et évolutives, alors bonjour les rapports de forces, les discussions sans fin, et les adaptations en milieu professionnel souvent houleux.

 

A cela s’ajoute l’hyper perception (qui peut faire passer pour un fou ou un illuminé), l’intuition exacerbée (qui renforce parfois l’inquiétude) la captations d’informations, de sensations, d’énergies subtiles circulantes qui modifient en permanence le paysage sensoriel et influence sur l’adaptabilité hyper-expansée, alors comment se positionner, dire, être soi-même, prendre sa place.

 

Heureusement, il y a l’amour inconditionnel, l’humour, le sens de la répartie, les joutes verbales entre amis, l’empathie, le joie de ressentir tout cela en toute conscience, la franchise, le sincèrité, le faculté de fédérer autour de projets, et la connaissance profonde et intrinsèque de l’univers.

 

 

Comment faire avec mon enfant à fort potentiel

Sur 100 enfants d'âge scolaires, on considère généralement que 2 sur 5 d'entre eux sont "hors norme", c'est à dire qu'ils ont des compétences intellectuelles particulièrement développées si on considère le développement normal moyen des enfants du même âge. Le critère pour considérer qu'un enfant est intellectuellement précoce est la valeur de son quotient intellectuel (QI) supérieure à 125 points (Wechsler). Ce QI correspond à une avance en âge mental d'un an à l'âge de 4 ans et de 2 ans par rapport à l'âge de 8 ans. Si l'enfant a 10 ans, on considèrera qu'il a un âge mental de 12 ans et demi. En fait, le QI est souvent évalué en cas de problèmes divers, pour dépister certains retards mentaux, ou de développement, ou pour éliminer cette éventualité.

 

Quand des parents doivent-ils se demander si leur enfant est  intellectuellement précoce  ? Quels sont les signaux d'alerte ?

Ce n'est pas tant un signal que la concomitance d'un ensemble d'indicateurs qui semblent plutôt signaler la précocité chez l'enfant.
Certains auteurs citent :

  1. des problèmes d'endormissement ou de sommeil
  2. un accès au langage très tôt ou au contraire plus tard, mais avec un langage structuré
  3. accès  spontané à la lecture
  4. des problèmes de graphie (refus d'écrire notamment)
  5. une curiosité qui peut tourner aux questionnements les plus diverses de façon insatiable
  6. hypersensibilité
  7. sens de l'humour

Mais attention, être précoce n'est pas une tare ou une différence insurmontable. Il n'y a pas nécessairement à rechercher si l'enfant est ou n'est pas précoce.

Je rencontre des difficultés ? Quelles démarches conseiller ?

Pour les parents qui rencontrent de réelles difficultés, s'il s'agit d'un dépistage, je leur conseille d'aller consulter un psychologue qui connaît et qui travaille sur la précocité, puis de voir les instits en charge de l'enfant et, au besoin, le psychologue scolaire. Et adapter, voire s'adapter à ce contexte pour permettre une meilleure prise en charge de l'enfant.

 

Il y a-t-il une prudence à avoir lorsqu'on contacte un psychologue pour son enfant ? une prudence à avoir pour comprendre les tests ?

En matière d'enfance et de dépistage, je pense que deux avis valent mieux qu'un ; en l'occurrence, psychologue, psychiatre ou tout autre professionnel de l'enfance (instit ou psychologue scolaire) semblent être en mesure de dépister la précocité ; mais cela n'est pas si simple.
En effet, la plupart de ces enfants ne rencontrent pas plus de difficultés majeures que les autres, et ne sont donc pas dépistés ; ils vont donc poursuivre une scolarité sans difficultés, parfois brillante, parfois dans la norme.
Pour un faible pourcentage d'entre eux, l'accumulation d'expériences de vie et de caractéristiques personnelles vont  déclencher  une réaction qui va induire une situation pathologique, situation que les parents ou les proches doivent prendre en compte pour pouvoir répondre à leur attente et mettre en place quelque chose (qui peut être de l'ordre de la thérapie) qui leur permette de trouver leur place et de s'épanouir.

Les tests ne sont pas suffisants pour parler de précocité ou de surefficience mentale : l'approche de cette question est toujours très controversée, mais les seuls tests de QI, s'ils donnent un chiffre en rapport de la position d'un enfant par rapport à son groupe d'âge, ne sont pas suffisants : un bilan psychologique, avec anamnèse et tests de personnalité sont des compléments nécessaires à tout bilan.
Attention, le bilan et les tests ne peuvent être effectués que par des personnes compétentes. Les tests en ligne ou autres ne sont pas prédictifs de précocité ; ne pas tomber dans le piège !!!

Mon enfant précoce, surdoué, surefficient mental doit-il aller à l'école ? Quelles solutions scolaires ?

Trois solutions sont préconisées pour les enfants précoces :

·       l'avance scolaire,

·       l'enrichissement des programmes,

·       le regroupement d'élèves dans des classes spécialisées.

Aucune n'est préférable aux autres a priori ; chaque cas étant spécifique et propre à chaque individu, on ne saurait conseiller l'une ou l'autre ; par exemple, selon qu'on habite en ville ou à la campagne, que la précocité soit reconnue ou non par les instituteurs, que les classes soient des classes de niveau ou des classes d'un niveau, la démarche sera différente.
Et surtout tout dépend de l'enfant, des relations qu'il entretient avec ses pairs.

 

L'éducation nationale a-t-elle progressé dans la prise en compte de ces enfants ?

Depuis le rapport Delaubier (2002) et la loi d'orientation (2005), beaucoup de choses ont progressé dans les mentalités ; cependant, il reste beaucoup à faire, notamment pour faire tomber les stéréotypes liés à la précocité, qui laissent entendre soit que ça n'existe pas, soit qu'un enfant précoce n'a pas besoin d'aide.

Je suis complètement perdu(e) ?Quels conseils donner à des parents qui sont perdus sur cette question ?

Prendre contact avec des associations de parents d'enfants intellectuellement précoce (notamment sur les forums ou de nombreux témoignages existent) ; ensuite ne pas hésiter à en parler à des spécialistes de l'enfance (psychiatre, pédo-psychiatre ; médecin ; psychologue ; psychothérapeute, scolaire ; instituteurs) ; puis déterminer les meilleurs choix à faire pour son avenir.
En cas de dépistage, en parler à son enfant en le rassurant ; il n'est pas seul dans ce cas et il est avant tout un enfant.

Les troubles d'apprentissage des enfants dits surdoués

 

Extrait du dossier consacré aux troubles d’apprentissage sous le titre Les troubles d’apprentissage chez l’enfant, un problème de santé publique?, Revue ADSP (Actualité et Dossier en Santé Publique) n° 26, Mars 1999, p. 34 ; revue trimestrielle du Haut Comité de la Santé Publique.

L'intégralité du dossier est téléchargeable (format PDF) sur le site du HCSP en cliquant ici


Porteurs de troubles associés aux troubles d'apprentissage scolaires, les enfants dits " surdoués " (ou " enfants précoces " ou intellectuellement précoces, ou enfants à " haut potentiel " car un certain nombre d'entre eux vont vers l'échec scolaire) ont un niveau intellectuel (évalué aux tests psychométriques) avec un QI supérieur ou égal à 130, avec une prévalence supérieure de garçons que de filles quel que soit le niveau socio-économique (ce point parmi d'autres soulève la question d'un biais statistique introduit par le fait qu'il y aurait beaucoup plus de parents qui s'inquiètent pour l'avenir de leur fils que de celui de leur fille et donc plus de garçons que de filles seraient amenés à être testés). Plutôt que de parler de surdoués ou de précoces, on devrait parler d'enfants aux " aptitudes hautement performantes " (AHP). L'aptitude est définie comme un dispositif naturel, c'est-à-dire antérieurement à un exercice, un apprentissage ou une éducation, qui se manifeste par une capacité. On estime à 400 000 le nombre d'enfants surdoués en France en âge de scolarité (de 6 à 16 ans), soit 4 % de la population, mais seuls 3 à 5 % d'entre eux seraient détectés. Si l'entourage ne les aide pas parce qu'ils n'ont pas été repérés en tant qu'enfants possédant un haut potentiel intellectuel précoce, avec des aptitudes particulières excellentes en langage, une rapidité de la compréhension, une excellente mémoire (aussi bien à court terme qu'à long terme) et des aptitudes visuo-spatiales et à la résolution de problèmes, ils développent alors des mécanismes d'échec scolaire avec une valeur significative de " réaction ".

Ces enfants présentent souvent des troubles du comportement, tels que l'instabilité, l'inhibition, l'isolement, des troubles du caractère, ou de la personnalité, avec une certaine asociabilité, une immaturité affective et un aspect anxieux. Des troubles instrumentaux peuvent apparaître tels que la dysgraphie, un trouble de la coordination motrice, une hyperactivité, etc. Ils déroutent, s'intéressent précocement à différents domaines des sciences de la vie et de la terre ; ils dérangent, ils ont le goût du défi et s'ennuient vite en classe, recherchant la compagnie des grandes personnes et éprouvent souvent des difficultés face à l'effort.

Selon l'étude relatée dans Le Quotidien du Médecin du 22 février 1999, menée auprès de 145 surdoués, et suivis sur une période de 10 à 20 ans, il apparaît que ces enfants ont suivi un cursus scolaire chaotique : 40 % d'entre eux ont atteint ou dépassé le niveau Bac + 2 ; 9 % se sont arrêtés au Bac, et 43 % n'ont décroché qu'un BEP ou un CAP (1).

Ce naufrage scolaire peut être aussi accompagné d'un échec dans la vie sociale et affective. Ceci est le résultat d'une non identification des aptitudes précoces de l'enfant qui se manifeste par des symptômes, voire des dysfonctionnements neuropsychologiques. Le milieu environnant, que ce soit l'école, l'entourage ou la famille, peut avoir un impact important sur une certaine vulnérabilité existante au niveau du cerveau de ces enfants. En effet, ces derniers peuvent " hypertrophier " dès leur plus jeune âge des zones ou fonctions du cerveau (au détriment d'autres zones qui sont pourtant dans une période " sensible " du développement), par le renforcement d'indices positifs ou négatifs issus de l'environnement qui ne tiendrait pas compte d'un maintien homéostasique du développement des différentes fonctions (mentales, instrumentales, affectives). Ainsi, ces enfants apparaissent d'une sensibilité psychoaffective extrême, d'autant plus accentuée que l'importance de la discordance entre la maturité intellectuelle et affective est grande, d'où la nécessité de favoriser une prise en charge adaptée. Cependant, il n'existe encore en France que deux structures adaptées pour l'épanouissement de ces enfants dits surdoués.
Alors que dans d'autres pays, des classes spéciales ont été créées.

Laurence Vaivre-Douret, Professeure, Docteure en psychologie, neuropsychologue du développement et psychomotricienne, Groupe Hospitalier Cochin et Inserm U483, Paris
Anne Turz

© HCSP 2004

(1) Faute d'une prise en charge adaptée, beaucoup de surdoués échouent dans leur cursus scolaire comme le montre une étude menée auprès de 145 surdoués anciens élèves de l'Institut Beaulieu à Paris. Suivis sur une période de dix à vingt ans, ces jeunes adultes ayant un QI supérieur à 130 ont connu des parcours assez chaotiques. 40 % seulement d'entre eux ont atteint ou dépassé le niveau Bac+2, 9 % se sont arrêtés au bac et 43 % n'ont décroché qu'un BEP ou un CAP. Soit des résultats se situant 8 points au dessous de la moyenne nationale.
Le Quotidien du Médecin, 22 février 1999

Livres et liens internet vers des informations complémentaires

Comment rendre plus belle la vie des enfants doués 

Arielle ADDA - Psychologue clinicienne : jolie vidéo

 

Difficultés d’adaptation scolaire et à la société

 

  Le don de dyslexie  - Ronald Dell Davis, Eldon M. Braun et Agathe Fournier de Launay

 

  100 idées pour venir en aide aux élèves dyslexiques - Gavin ReidShannon Green et Michèle Veubret 

 

La Dyslexie-  Annie Dumont 

 

 Cerveau atemporel des dyslexiques : Les comprendre et les aider  Chantal Wyseur

 

Troubles spécifiques des apprentissages à l'école et au collège : Dysphasie, dyslexie, dysorthographie, dysgraphie - Isabelle Poulet, Chantal CorajodSylvie Franco et Hélène Gravier

 

Souffrances et différences de l'adulte surdoué - Cécile Bost visitez ce site exceptionnel

 

Dyslexie, Dyscalculie, Dysorthographie, Troubles de la mémoire : Préventions et remèdes - Elisabeth Nuyts

 

Vive la dyslexie !- Béatrice Sauvageot et Jean Métellus

 

 Comprendre la dyslexie : Un guide pour les parents et les intervenants-   Evelyne Pannetier

 

 La Dyslexie : handicap ou talent? Cornélia Jantzen et Anne Rocher

 

 L'intelligence du cœur - Isabelle Filliozat

 

 L'adulte surdoué - Apprendre à faire simple quand on est compliqué  - Monique de Kermadec 

 

 L'enfant surdoué : L'aider à grandir, l'aider à réussir - Jeanne Siaud-Facchin 

 

 Trop intelligent pour être heureux ? L'adulte surdoué -  Jeanne Siaud-Facchin

        
Je pense trop : Comment canaliser ce mental envahissant - Christel Petitcollin

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